Affermir (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
XIV e siècle. Dérivé de l'adjectif ferme.
1. Rendre plus stable, plus solide. Affermir les piles d'un pont, les bases d'un édifice. Affermir une muraille, un plancher. Pron. S'
2. Rendre plus ferme, plus consistant, plus dur. Affermir ses muscles par la pratique du sport. Affermir sa voix, lui imprimer de l'énergie, de la force, de l'assurance (dans ce sens, on dit aussi Raffermir ). Pron. Cette viande s'est affermie à la cuisson.
3. Fig. Rendre plus assuré, plus fort, plus durable, plus résistant. Affermir un roi sur son trône. Affermir l'autorité d'un chef. Affermir quelqu'un dans sa résolution, dans une opinion, dans sa foi. Cela doit vous
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Rendre stable. "Affermir une muraille. Affermir un plancher. De l'opiat qui affermit les dents."
Il signifie aussi Rendre consistant. "Affermir sa voix. La gelée affermit les chemins. Les chemins s'affermiront bientôt. Des piqûres propres à
Il signifie au figuré Rendre plus assuré, plus difficile à ébranler. "Affermir le courage. Affermir l'âme. Affermir quelqu'un dans une résolution, dans une croyance, dans une opinion, dans la foi. S'
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
1 Rendre ferme au propre et au figuré. Affermir une colonne. Le vinaigre affermit certains légumes. Cet événement affermissait la paix. Affermir le courage de quelqu'un. Vous m'avez affermi dans cette opinion.
BOURD.: « Ma raison me rappelle ces grands motifs qui m'ont toujours déterminé à croire, et m'ont paru jusqu'à présent les plus propres à m'
BOURD.: « Or, qui peut le déterminer, l'affermir, le mettre à toute épreuve ? C'est la religion »
BOURD.: « Tout ce qu'on a fait d'efforts pour la détruire [la religion chrétienne] n'a pu l'ébranler, et l'a plutôt affermie »
RAC.: « Enfin des légions l'entière obéissance Ayant de votre empire affermi la puissance.... »
RAC.: « Oui, c'est moi qui longtemps contre elle et contre vous Ai cru devoir, madame,
CORN.: « Affermis par ma mort ta fortune et la mienne »
CORN.: « Fais-lui, fais-lui savoir le glorieux dessein De m'
2 S'affermir, v. réfl. Devenir ferme. Les chemins se sont affermis par la gelée. Si votre santé s'affermissait. Pourvu que nous nous affermissions davantage dans la vertu.
CORN.: « Et son coeur s'affermit au lieu de s'ébranler »
RAC.: « .... ce coeur infatigable, Qui semble s'
3 Terme de manége. Affermir la bouche d'un cheval, l'accoutumer à la bride.
Affermir un cheval sur les hanches, l'accoutumer à tenir les hanches basses.
SYNONYME
AFFERMIR, RAFFERMIR, CONFIRMER. Le sens est donner de la fermeté. Ces trois verbes ne sont synonymes qu'au figuré. Cet événement m'affermit dans mon opinion ; j'avais l'opinion, et il m'y rend ferme. Il me raffermit dans mon opinion ; j'étais ébranlé, il m'y rend ferme de nouveau. Il me confirme dans mon opinion ; j'avais l'opinion, rien ne l'a ébranlée ; ce qui survient ajoute une nouvelle raison pour y demeurer.
HISTORIQUE
XIème siècle
Ch. de Rol. CXLIX: Afermet [il] est à ses estreus [étriers] d'or fin
XIIème siècle
Couci, I: Tant s'est amours affermée En mon cuer à long sejor
AUDEFR. LE BAST.: « Quant plus se fut bone amour entr'eus mise Par loiauté affermée et reprise »
XVème siècle
FROISS.: « Ce mariage fut tantost octroyé et affermé d'une part »
XVIème siècle
AMYOT: « [Dans Rabelais, on trouve fréquemment affermer pour affirmer et pour
O. DE SERRES: « Puis au laict sera ajoustée la pressure pour le cailler et
O. DE SERRES: « Le coing s'affermit à la chaleur du sirop »
ÉTYMOLOGIE
Provenç. affermar ; espagn. afirmar ; ital. affermare. L'ancienne forme est afermer qui a son analogue dans le provençal, l'italien et l'espagnol, et qui vient du latin affirmare,
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Rendre ferme et stable. "Affermir une muraille. Affermir un plancher. De l'opiat qui affermit les dents."
Il signifie aussi, Rendre ferme et consistant ce qui était mou. "La gelée affermit les chemins. L'esprit-de-vin affermit les gencives. Le vin affermit le poisson." Dans ce sens, on dit plus souvent, "Raffermir."
Il signifie figurément, Rendre plus assuré, plus difficile à ébranler. "Affermir le courage. Affermir l'âme. Affermir quelqu'un dans une résolution, dans une croyance, dans une opinion, dans la foi. Affermir l'autorité,
Il s'emploie aussi avec le pronom personnel, au propre et au figuré. "Les chemins s'affermiront bientôt. Ce poisson s'est affermi en cuisant. Sa santé s'affermira avec le temps. S'
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Verbe |
Rendre ferme et stable. "Affermir une muraille. Affermir un plancher. De l'opiat qui affermit les dents, les gencives".
Il signine aussi, Rendre ferme et consistant ce qui étoit mou. "Le vin affermit le poisson. La gelée affermit les chemins. L'esprit-de-vin affermit lesgencives". Et dans ce sens on se sert plus souvent de "Raffermir".
Il signifie figurément, Rendre plus assuré, plus difficile à ébranler. "Affermir le courage. Affermir l'âme. Affermir quelqu'un dans une résolution, dans une croyance, dans une opinion, dans la Foi. Affermir l'autorité,
Il s'emploie aussi avec le pronom personnel en certaines phrases, et signifie, Devenir plus ferme, plus consistant. "Ce poisson s'est affermi en cuisant. Les chemins s'affermiront bientôt. Sa santé s'affermira avec le temps".
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Rendre ferme & stable. "Affermir une muraille. Affermir un plancher. De l'opiat qui affermit les dents, les gencives."
Il signifie aussi, Rendre ferme & consistant ce qui étoit mou. "Le vin affermit le poisson. La gelée affermit les chemins. L'esprit de vin affermit les gencives." Et dans ce sens on se sert plus souvent de "Raffermir."
Il signifie figurément, Rendre plus assuré, plus inébranlable. "Affermir le courage, Affermir l'ame. Affermir quelqu'un dans une résolution, dans une croyance, dans une opinion, dans la Foi. Affermir l'autorité,
Il est aussi réciproque en certaines phrases, & signifie, Devenir plus ferme, plus consistant. "Ce poisson s'est affermi en cuisant. Les chemins s'affermiront bientot. Sa santé s'affermira avec le temps."
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
AFFERMIR, ou AFERMIR, v. a. [Afêr-mi, 2e ê ouvert, tout bref.] Au propre, 1°. Rendre ferme et stable; afermir une muraille, un plancher.
- 2°. Rendre ferme et constant ce qui était mou: la gelée affermit le poisson. Dans ce sens on se sert plus souvent de raffermir.
- 3°. Au figuré, rendre plus assuré, plus inébranlable. Affermir la tranquillité publique, l'autorité, la santé, etc. Il a quelquefois pour 2e régime les prép. dans ou contre. Ces exhortations l'ont affermi dans ses résolutions contre les dangers, les adversités.
S'AFFERMIR, se dit aussi au propre et au figuré. 'Les chemins s'afermissent, ce poisson s' est affermi. 'Sa santé s'affermit.
- Il s'affermit tous les jours dans ses résolutions, contre toutes les injustices des hommes et de la fortune.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Verbe |
Rendre ferme & stable. "Affermir un pont.
Il signifie aussi, Rendre ferme & consistant ce qui estoit mou. "Le vin affermit le poisson. la glace affermit les chemins".
Il signifie fig. Rendre plus asseuré, plus inesbranlable. "Affermir le courage.
Il est aussi n. p. & sign. Devenir plus ferme, plus consistant. "Ce poisson s'est affermi en cuisant. les chemins s'affermiront avec le temps".
Emplacement dans le dictionnaire :
| affectueûsement affectueusement affectueux affenage afférent affermage afferme | affermé affermer affermissement affeté affété afféterîe | affeterie afféterie affèterie affeterie affichables affichage affiche |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)...au moment voulu ; la colère n'est autre chose qu'une mobilisation de ces réserves. Il peut même se faire que, les secours ainsi évoqués dépassant les besoins, la discussion ait pour effet de nous affermir davantage dans nos convictions, bien loin de nous ébranler. Or, on sait quel degré d'énergie peut prendre une croyance ou un sentiment, par cela seul qu'ils sont ressentis par une même...
Citation n°2 de Anatole FRANCE (Le Lys rouge)
...Il demanda seulement : -l'avez-vous prévenue ? Et quand pensez-vous partir ? -la semaine prochaine. Il eut la sagesse de ne rien objecter pour le moment, jugeant que l'opposition ne ferait qu'affermir un caprice sans consistance, et craignant de donner un corps à cette idée folle. Il glissa. -assurément, c'est une agréable distraction que les voyages. J'ai pensé que nous pourrions, au printemps,...
Citation n°3 de Charles NODIER (Jean-François les bas-bleus)
...me saisissant par le bras. Il n'y a que l'insensé qui soit seul, et il n'y a que l'aveugle qui ne voie pas, et il n'y a que la paralytique dont les jambes défaillantes ne puissent pas s'appuyer et s'affermir sur le sol... nous y voilà, dis-je en moi-même, pendant qu'il continuoit à parler en phrases obscures, que je voudrois bien me rappeler, parce qu'elles avoient peut-être plus de sens que je ne...
Citation n°4 de Jules MICHELET (Sur les chemins de l'Europe)
...humaine. Il n'y avait point de terre, les hommes en ont fait une par les desséchements successifs des marais. Cette conquête de la terre sur l'eau, le hollandais travaille sans distraction à l'affermir, à la rendre définitive, en fixant les dunes de sable que leur mobilité déplace incessamment, au risque d'aider l'océan à faire brèche, et à tout engloutir. Chose d'autant plus facile, qu'aucun...
Citation n°5 de Jules MICHELET (L'Insecte)
...Mobile en ses feuilles et ses brumes, fuyante en ses sables mouvants, elle a une assise profonde qu'aucune forêt n'a peut-être, une puissance de fixité qui se communique à l'âme, qui l'invite à s'affermir, à creuser et chercher en soi ce qu'elle contient d'immuable. Ne vous arrêtez pas trop à ces accidents fantastiques. Le dehors dit : comme il vous plaît. le dedans : toujours et toujours. c'est la vé...
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